Développement personnel : vivre l’expérience, cesser la perfection !

severine - 23 novembre 2016

Suivre son Etoile Polaire : vers un chemin éclairé

severine - 23 novembre 2016

Pour une parentalité réinventée : osons Etre et Vivre avec nos enfants !

severine - 23 novembre 2016
Le poids des maux, le poids des mots, est réellement présent.
L’ancien a du mal à partir, le nouveau du mal à émerger.
Même la parentalité est touchée par cette transition.
Elle est à réinventer. Et si nous osions Etre et Vivre avec nos enfants ?
Et si nous bousculions nos évidences sur notre manière d’Etre parent ?
Et si nous osions incarner une parentalité différente ?
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Je suis maman. 2 filles 10 et 12 ans. 
Et oui, entrepreneure nomade ET maman.
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J’observe, j’écoute, je vis.
Je n’aime pas parler ou écrire sur ce que je ne vis pas. Trop facile, trop distancié.
On passe de plus en plus de temps, de nos économies et énergies avec nos enfants, notamment les femmes, avec des attentes irréalistes bien souvent : de réussite, de bonheur, d’accomplissement. Ca plus le reste.
Pourtant quand j’observe, quelque soit le milieu et le lieu (hormis dans mon petit village gaulois de montagne :), je vois de la tension, de l’impuissance parfois, je ressens la frustration des parents et leurs exigences excessives tout en faisant preuve d’une absence physique émotionnelle affligeante (à commencer par le nez rivé sur le smartphone ou les selfies obsessionnels au lieu de communiquer vraiment avec la Vraie Vie et leurs enfants / ados), tout comme l’enfermement des enfants / ados, soit dans l’hyperactivité (traitée médicalement) ou dans une forme de mutisme par la vie virtuelle (on se coupe du monde, de soi, des autres).
Triste portrait ? Hum, regardez autour de vous.
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La parentalité en crise ?

Les couples se séparent de plus en plus tôt, les femmes sont de plus en plus à fonds dans leur job, les hommes sont en manque de repère tout en voulant retrouver une vraie place de papa, les couples dans un idéal de vie inaccessible que ce soit à 20, 30 ou 40 ans. Jusqu’au jour, où…
Et oui un jour les enfants partent… Ou alors ça craque avant !
Aujourd’hui, on part plus facilement, parce que c’est aussi l’idée de renommencer une nouvelle vie, un couple différent à chaque mutation profonde, à chaque transformation individuelle.
Difficile de passer à travers les gouttes de l’orage de cette crise de sens et sociale globale comme individuelle et plus personnelle.
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La famille n’est plus une valeur refuge,
on l’a sait friable, instable, mouvante, éclatée.

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Et pourtant, malgré tous nos virages, nos mutations, nos transitions, nous restons des parents.
Oui des vrais parents aimants et qui ne veulent qu’une chose : le Bonheur de leurs enfants !
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Qu’est ce qu’être parent aujourd’hui ?

Les rôles changent, les enfants ont changé, le monde a changé.
Etre parent en voulant vivre au plus près de ses aspirations, nous le voulons tous, surtout nous les parents de moins de 40 ans.
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Faire des enfants heureux : est-ce un idéal atteignable ou une douce illusion ?
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Que se cache derrière ce désir de réussir notre mission de parent ? Reconnaissance ou épanouissement ?
Protéger ses enfants du monde, de la peur de manquer, pour avoir confiance et être heureux
Mais aussi, avoir l’audace de se demander
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« Qu’est-ce que l’enfant d’hier, celui que nous avons tous été, penserait du parent d’aujourd’hui ? »
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On entends beaucoup parler d’initiatives, de réformes, de statistiques et d’études, j’ai juste envie de parler avec mon coeur. Celui d’une maman.

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« [E]lle regarde ses enfants qui sont, pour elle, le plus beau paysage du monde. »

Leila Slimani #Goncourt #ChansonDouce

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Et si on arrêtait de vouloir faire des enfants heureux ?

J’ai comme vous eu à batailler beaucoup dans ce chemin de la parentalité accomplie ou tout au moins qui incarne ce que je suis, au plus profondément.
Non pas contre mes enfants, mais mes idées préconçues, mes préjugés, les injonctions qui me disaient comment faire « parce que c’est comme ça », « parce que ma mère ou toutes les mères font comme ça »,
« parce que la page 105 du manuel de puériculture on vous explique que vous devez coucher votre bébé comme ceci ».
Bref une vision techniciste et archaïque de la parentalité ! #OLDSCHOOL
Regard dans le rétro-projecteur : la génération de maman d’après-guerre – post 68 est celle qui a cédée aux sirènes de la modernité (lait en poudre, carrière et ambitions professionnelles où il fallait faire sa place… surfant sur le besoin d’émancipation d’une part et l’entrée dans l’ère de l’ultra consommation d’autre part).
Heureusement, fille d’institutrice passionnée par son métier qui était une vraie vocation, j’ai eu une maman présente et altruiste mais surtout qui a partagé avec moi de multiples moments et valeurs petite fille comme jeune maman qui je sais aujourd’hui m’ont donné des fondamentaux essentiels.
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Et pourtant, j’ai du lutter entre tout cela : être indépendante et avoir un job à la hauteur de mes études ou des ambitions que l’on nourrissait pour moi. Suivre mon instinct qui me disait de me consacrer pleinement à mes enfants, de leur accorder du temps, sans pour autant me retrouver dans cette image que l’on avait de la « mère au foyer ». « Ah, ta mère ne travaille pas  ?».
Petite andecocte en passant, comme quoi les préjugés ont la vie dure, mes filles ont déjà entendu des remarques assez dingues « ta mère elle a rien à faire, elle travaille à la maison ». Auch ! Les clichés ont la vie très dure et la culture des nouveaux travailleurs n’a pas passé encore certaines montagnes ou quartiers !
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Quelle injonction terrible qui cadenasse toute créativité et liberté d’Etre parent à sa manière,
d’Etre le parent que vous êtes !
Vouloir / devoir faire des enfants heureux ou les laisser Etre ?
Telle est la vraie question.

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Vers une parentalité plus douce…

J’aime l’idée de parentalité douce et positive.
Parce qu’elle part du principe qu’elle se co-construit dans le Temps.
Elle demande du Temps et de la confiance.
De l’Amour et du Sens.
Base de toute relation humaine durable, bénéfique, heureuse et joyeuse.
Et si, comme le propose Céline Alvarez, très controversée par la vieille garde au demeurant, dans son TEDx et son livre « Les Lois Naturelles de l’Enfant », on réenchantait le système de l’intérieur ?
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Je trouve cela formidable qu’une jeune femme ose réinventer l’école, dont les méthodes sont largement inspirées des méthodes Steiner et Montessori, mais j’aimerais aussi que les parents osent se réapproprier le cheminement de leurs enfants, sans déléguer systématiquement à l’enseignant, à l’éducateur, au psy, au prof, parce que nous n’avons plus confiance en notre potentialité !
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Alors dans ce billet, pas de grands principes réformateurs, simplement quelques fondamentaux qui m’ont permis de vivre ma parentalité positivement et plus en douceur.
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1. Ecouter mon intuition / M’écouter

0 diplôme, 0 certificat, et pourtant aujourd’hui je me sens légitime dans mes choix et capables d’assumer a peu près n’importe quelle situation avec elles. Je me suis séparée de leur papa, elles avaient 5 et 7 ans, tout le monde m’a dit que c’était une folie pour elles, je savais que cette folie était salutaire pour moi, donc pour elles et pour nous. Nous coulons aujourd’hui des jours heureux ensemble. Exemple on a déménagé à 3 dans une très grande maison avec 18 mois de travaux, on a connu les pannes de chaudière en plein hiver avec 10 degrés dans la maison malgré la cheminée et dormir en camps autour du poêle habillées de la tête aux pieds. On a fait notre propre jardin et récolté nos fruits et légumes, nos fleurs.
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Bref on apprend ensemble. Tout le temps. Et j’ai pleinement confiance en mes capacités de maman et de grandir avec elles !
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J’ai toujours privilégié mon intuition contre la parole ou l’expérience de leur pédiatre ou n’importe quel corps médical, de leur enseignant ou prof, même de leur entourage. Je peux écouter, si je sais que la personne me parle avec son ressenti.
La seule parole qui peut me faire douter, c’est celle du corps, de leurs corps qui expriment ce qu’elles ne savent pas mettre en maux ou un regard différent.
En revanche, mon choix sera guidé par mon intuition.
Quand je ne l’ai pas écoutée, j’ai regretté, à la minute même.
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2. Leur faire confiance / Les écouter 

Avec ces 12 et 10 années, durant lesquelles nous avons grandi ensemble, j’ai pu constater l’incroyable résilience qu’elles savent développer. En toutes situations. Séparation, garde alternée, déménagement, voyages. Mes filles ont su me guider dans les moments difficiles, m’exprimer à leur manière leur inconfort ou peurs, tout en gardant une formidable capacité de résilience et de rebond. Je les ai toujours soigné au maximum par homéopathie. Apprendre à connaître leurs maux et leurs remèdes m’a permis de mieux les comprendre, d’appréhender leur singularité y compris dans la « mal-a-dit ». Et aujourd’hui, les granules d’arnica viennent en extrême urgence, bien souvent un petit reiki et gros câlin suffisent à endiguer les premiers symptômes. Encore faut-il savoir les écouter… C’est la preuve par l’expérience.
Elles développent aujourd’hui une attitude et aptitude face à la vie qui les rendra confiantes et épanouies durablement.
On appelle cela « réussir son éducation », ou avoir des enfants heureux, peu importe, mes filles sont des croqueuses de vie qui n’oublient pas pour autant le monde qui c’est vrai, ne tourne pas toujours très rond ni n’est pas très beau.
Elles savent accueillir la différence : de mode de vie, de culture, de pensées.
Simplement parce qu’elles y sont confrontées.
Elles savent aussi déceler les affres de la méchanceté gratuite et facile, tout en gardant un esprit critique. Elles savent aider, avoir de l’empathie, y compris pour moi quand je suis en crash ou épuisée.
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Le rire m’a sauvée de bien des situations,
rire avec elles des tensions qui montent,
m’a évité de bien des colères qui dérapent et ne laissent plus la place à rien.

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Doute dans la réflexion mais confiance dans l’action, rire dans toutes les situations.
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3. Vivre l’expérience avec eux

J’ai été longtemps dans ma vie d’adulte, conditionnée par l’apprentissage scolaire par le mental, le contrôle de l’esprit, la suprématie de la connaissance et de l’intellect, m’ont trop longtemps coupée de cette force instinctive que j’ai, dans l’action et l’expérience. J’ai besoin de faire et d’exprimer par le corps, les mains, sinon je ne tourne pas « rond ».
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« Depuis que je suis en chemin, j’apprends la vérité de l’expérience et je renoue avec cette formidable énergie qui me relie je ne sais où et comment, en tout cas c’est là.
Je me sens vivante. »
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J’ai compris abec les enfants assez tôt, parce que Lilas ma fille aînée était un bébé très en demande et jeune enfant qui demandait une proximité de faire avec très forte. Epuisant, pour une jeune maman qui travaille, s’occupe seule de la maison, et qui plus est a besoin de ses temps pour elle, pour recharger.
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Pour résoudre ce dilemme, je suis aller au plus simple.
Au lieu de m’agacer de l’avoir toujours près de moi, de séquencer mes moments avec elle ou seule quand je le décidais, j’ai pris la décision de FAIRE AVEC elle, quand ma fille en avait besoin.
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On parle trop et on nous bassine de « collaboratif » …
Commencez avec vos enfants !
Faire et expérimenter avec eux.
Sortir de son rôle de sachant parent tout puissant !
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Faire à manger (commencer par un bon gros gâteau au chocolat qui pourra être lécher du début à la fin et décorer de petites douceurs à croquer), nettoyer avec une éponge et un « pschitt avec de l’eau », donner le bain à la petite soeur, gratouiller dans le jardin, déplacer des piles de livres, faire du vélo pendant des heures si ça vous chante avec un porte bébé et plus tard un vélo tracté ou encore de longues balades portés en écharpe… La vie est belle ! Si si je vous assure !

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Plus tard (à 8-12 ans), ça sera planter et semer dans le jardin, peindre des meubles, cuisiner le repas du soir ou les pancakes du matin et même vous ranger intégralement une armoire de linges, aller faire des courses à l’épicerie (bio du coin).
Les devoirs sont faits en autonomie, le linge et les chambres rangées (quand elles ont envie certes, mais au moins une fois par semaine), les couchers se font selon leur timing à elles, qui est le bon toujours (j’ai une couche tôt et une couche tard).
J’ai même droit à ma tisane préparée avec amour tous les soirs pour accompagner notre rituel sur le canapé au coin du feu.
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Pas besoin de livre, pas besoin de certificat ou de formation pour tout cela,
Faites appel à votre bon sens !
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Apprendre à prendre le temps

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On parle beaucoup du rôle de l’école dans l’éducation des enfants, je milite avant tout pour celui des PARENTS !
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Je n’ai pas le temps, comme vous. Enfin presque, car j’ai appris à prendre le temps.
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J’ai compris pour que tout cela marche, il fallait se rendre disponible, vraiment. Donc je coupe le tel en rentrant le soir et fait en sorte de le laisser dans « notre cabine téléphonique » qui est un endroit où on laisse portable iPad et pc et qui limite notre usage à ce seul endroit. Quand je suis avec elles, je suis avec elles, sauf exception (sieste, urgence de chez urgence pro) et je leur demande la permission en quelque sorte. Tout comme elles, pour un moment série ou film sur l’ordinateur (on a plus de TV depuis 6 ans).
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J’ai pris le temps, en renonçant à certaines activités, à vouloir développer trop vite et fort ma boite, en renonçant à certains déplacements ou RDV pros comme perso. J’ai fait des choix et cela m’a permis aussi d’aller au bout de mon engagement, de savoir ce qui était important. Mes enfants, ma vie avec elles, voyager avec elles, parcourir les montagnes à pied ou à cheval, faire grandir notre jardin, ce sont des moments essentiels !
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Du poids des maux à la transgression positive 

Alors oui, il vous faudra mettre en place quelques règles, parfois râler contre les usages immodérés du téléphone, de la TV, les sorties copines excessives, les bonbons à la maison, les soirées pizzas (sauf à les faire !), les envies d’achats excessifs (contrées par la cagnotte voyage = Islande récemment), la famille qui vous prends pour une néo-baba écolo rétrograde.
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Ok, après chacun ses choix, chacun sa vie.
Ceux qui me connaissent, connaissent mes enfants savent.
On est pas des lumières ni des championnes olympiques ou foudres de guerre.
Mais on vit bien, on assume nos choix parce qu’on a envie aussi de construire un monde meilleur, et j’ai envie qu’elles en soient pleinement parties prenantes.
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On parle partout d’altruisme, de bienveillance, d’humanité, de confiance, de collaboratif, de créativité, … et avec nos enfants on en est où ?
Il est grand temps je crois d’aligner nos aspirations professionnelles ou sociales (parce que ça fait bien, c‘est dans l’air du temps), avec notre vie personnelle.
A commencer par et avec nos enfants (et même notre amoureux ou conjoint) !
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« Si vous voulez vous connaitre, vous devez vous défaire de ce que vous n’êtes pas »
Laurent Gounelle #TEDxMarseille
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