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severine - 9 janvier 2016

Manifeste – Les Chemins des Possibles

severine - 9 janvier 2016

Ode au Désir : Oser avoir envie

severine - 9 janvier 2016
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Chaque année est une nouvelle chance
Chaque jour est une seconde chance d’Oser.
Oser avoir envie d’oser.
Oser espérer.
Oser bouger les lignes.
Oser passer de l’idée à l’action.
Oser faire des petits pas pour changer.
Douces évolutions ou grandes (r)évolutions.
Plutôt que de vouloir s’infliger des bonnes résolutions annuelles, je vous invite en cette nouvelle année à suivre votre intuition, cet élan intérieur.
Aux sources du désir, ce souffle vertigineux qui donne de l’élan à nos vies.
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Eloge au Désir.
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Mais qu’est-ce que le désir ?
Un mot court, tranchant, soufflé d’un seul jet, dit à demi-mot mot, capricieux, qui suscite l’envie ou la convoitise, parfois l’interdit et la transgression, mais aussi le déni ou le rejet car amoral.
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Le désir, s’il est bien né et bien intentionné, est un formidable moteur que tous les passionnés, entrepreneurs, grands innovateurs de tous temps ont su utiliser comme carburant pour transformer notre monde.
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A l’aune de cette nouvelle année, je sens que j’amorce un nouveau cycle, celui qui se termine aura duré 3 années. Temps de transition, temps d’introspection pour donner du sens à l’action. Etre à l’écoute de ses désirs profonds, vérifier que l’envie est toujours accordée à mon propre tempo, à cette volition profonde. J’ai envie de vous faire part de mon expérience, de celles que je rencontre chaque jour, fortuites ou accompagnées, des lectures et grandes sages qui me nourrissent, témoins de nos questionnements de simples humains et de nos cheminements, nos errances parfois.
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Dans cet article, je vous invite à vous poser aussi pour questionner vos propres désirs, vous interroger sur vos vraies aspirations et vous donne les clés essentielles pour transcender ce formidable vecteur qu’est le désir pour une vie accomplie, joyeuse, riche de sens et pourquoi pas… extraordinaire !
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« Le désir est le foyer de l’Homme » Spinoza

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D’où vient le désir ?

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Nous sommes ce que nous cherchons.
De nos intentions (et donc nos désirs), naissent nos pensées, de nos pensées répétées, nos actes, de nos actes répétés, une destinée. Un Karma selon la spiritualité hindoue.
A la naissance de chaque mouvement,
Une inspiration intérieure.
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A l’aune de ce mouvement qui vient bien de l’intérieur, bien souvent une émotion.
Joie, tristesse, colère ou peur…
L’émotion est la source de tous nos actes fondateurs.
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Du latin « ex  », l’émotion vient de « ex » signifiant dehors et « motus » signifiant mouvement, voulant dire s’émouvoir, se mettre en mouvement.
Cette émotion est le sel de l’existence.
Le fluide précieux et alchimique qui transforme toute vie banale en merveilleuse existence (ou au contraire une vie de souffrance).
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Bien souvent, ceux qui entreprennent des démarches personnelles ou spirituelles, en font une lecture très cartésienne et mentale, parfois dogmatique : il ne faut plus vivre dans le monde (sous-entendu le « bas » monde qui les éloigne de l’élévation), il ne faut plus ressentir ou vibrer (car les émotions nous éloignent de notre « réussite » spirituelle), il ne faut plus (trop) manger ou cuisiner des mets savoureux, faire l’amour ou caresser les peaux des Etres aimés, parce que ce n’est pas pur ou que cela éveille trop nos sens.
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Alors face à cette orthodoxie alimentaire, spirituelle ou personnelle, comment distinguer ce qui relève du désir, de l’envie, de l’aspiration ? 
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La première chose est déjà de se tourner à l’intérieur de soi.
Le désir profond nait toujours de son coeur, il s’offre à nous dans une forme d’absolu vertigineux.
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En cela les émotions sont des aides précieuses, si nos désirs fondateurs nous procurent la joie, profonde, simple, vraie, nous sommes sur le bon chemin. A l’inverse, un désir qui nait de l’aversion, de la tristesse, de la peur ou de la colère, ne sonne pas juste en nous.
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La joie est un condiment merveilleux pour nous porter dans notre quotidien, que vous ayez une vie de famille, un métier peu valorisant aux yeux des autres (je vois encore le regard pétillant de notre homme de déménagement qui partageait avec nous et ses deux jeunes aides, son plaisir à faire depuis 41 ans ce métier difficile), le poids des responsabilités dirigeantes ou managériales sur vos épaules (un conseil : ramenez-les de vos épaules à votre coeur, ce sera plus juste, authentique et léger avec une invitation à lire cet article Ame ou Business, faut-il choisir ?…)
Certains savent très vite ajuster leur vie à leurs convictions, écouter leurs désirs profonds, pour d’autres c’est un apprentissage, et ce fut mon cas, je me suis révélée à moi-même, sur le tard, le jour où j’ai osé une action purement personnelle, née de ce souffle intérieur.
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« Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque.

A te regarder, ils s’habitueront » René Char

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De l’inspiration intérieure à l’aspiration élevée

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Au coeur de notre propre mystère, se forment nos désirs les plus essentiels.
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Beaucoup de nos actes sont conditionnés, par une éthique sociale extérieure, religieuse ou morale, civile ou politique, parfois économique, au regard de l’idéologie dominante depuis ces dernières décennies, qui déchire notre monde : celle du pouvoir, du business et du fric sans éthique ni mesure.
Certains pour sortir d’une vie embourgeoisée, rompre l’ennui et intensifier la banalité de leur existence, se jettent dans des aventures périlleuses et extrêmes, que ce soit dans le sport, l’aventure, le sexe, le jeu, les réussites faciles et visibles.
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Seule une conviction ou une certitude intérieure devrait nous construire.
Idéalement, notre vie devrait rayonner autour d’une inspiration intérieure qui nous porte, nourrie notre vie d’aspirations élevées. Beaucoup passent leur vie à la chercher… et peuvent passer à côté.
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Pour ma part, ses trois longues et merveilleuses années, de quête intérieure mêlée à une quête extérieure au travers de l’aventure entrepreneuriale (avec AS WE ARE), ont été souvent tiraillées entre deux polarités, cette soif de sens, d’accomplissement élevé au regard d’un idéal de vie que je découvrais ou révélais, d’une part et d’autre part cette volonté d’action nourrie par des ambitions éclectiques (le besoin de reconnaissance, l’envie de réussir, le souhait d’avoir du temps pour mes enfants et mon compagnon, mes amis, la volonté de changer le monde, celle de m’accomplir et de partager, ou encore de transmettre).
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Chemin faisant, j’ai appris à écouter cette voix intérieure, à apprendre de mes expériences qui ne sont que des signaux pour guider mes actes, les ajuster, les aligner avec des aspirations élevées.
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J’ai appris à reconnaître ces signaux qui vous alertent d’un manque d’alignement entre vos idéaux, vos aspirations et vos actes, paroles ou pensées. J’ai appris tout autant à accueillir chaque signal positif comme un ancrage, un « OUI » à ce que j’entreprenais.
J’ai du apprendre à distingue ma petite voix intérieure de mon vélo mental dressé à un rythme d’enfer par mon égo.
J’ai surtout choisi l’action nourrie par des intentions élevées, ce que les maitres spirituels appellent le karma-yoga, parce que mon ADN est ainsi, je suis portée par une énergie forte qui peut fédérer, transcender, transformer, et cette énergie là, aujourd’hui je la mets au service des autres, du monde, de ceux qui agissent aussi pour un monde meilleur.`Ceux que j‘appelle les Change Makers positifs.
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Dans une autre temps, j’aurais certainement été une amazone, mais je suis bien dans cette vie moderne (maman, dirigeante, amie, amante et femme épanouie, artiste et créatrice, fille et élève aussi…) où je sens cette impérieuse nécessité d’incarner et transmettre ce que j’ai appris, mon cheminement, mon énergie.
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Désormais, l’espérance et la joie me portent désormais chaque jour, l’intuition guide mon action.
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Seul le choix profondément aligné à ce que nous sommes et désirons vraiment, libre de tout conditionnement extérieur, doit nous construire.
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La seule véritable éthique est la fidélité à nos aspirations et nos convictions.
Il est de notre propre responsabilité de (se) respecter. Il en va de notre propre intégrité.
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Et c’est là, je crois, le secret de toute une vie.
S’approcher de ce qui nous anime vraiment, c’est prendre le risque de sa Vérité absolue.
Notre seule issue est de viser plus haut, plus essentiel.
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Si simple, et pourtant si complexe à respecter au quotidien.
Combien de fois j’entends « oui mais… » « si j’avais (plus de temps, plus d’argent, moins de contraintes… » sous-entendu des conditions optimales pour essayer, faire, agir…)
« j’aimerais tant écrire un livre » «tu as de la chance d’avoir créer ton entreprise, d’avoir réussi, d’avoir changer de vie, d’être aimé ainsi par un homme, d’avoir deux filles comme cela…« 
« oui mais pour toi c’est facile… » ou encore « l’année prochaine, quand les enfants seront grands…« 
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Autant d’arguments ou de fausses justifications qui nous confortent dans l’idée qu’il vaut mieux ne rien changer, ne rien tenter, ne rien sacrifier, ne pas agir, rester dans son confort… surtout ne pas prendre le risque de se tromper, d’échouer, de se remettre en question… pour au final de ne pas écouter ses désirs profonds et renoncer de ne pas être ou vivre tel que l’on (se) rêve. Ne pas être à la hauteur de ce que nous sommes ou pouvons être réellement.
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« Vis comme tu penses et rêves, sinon tu finis par penser ou rêver ce que tu vis »

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Le désir, acte fondateur de la transformation

(de soi)

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Si notre regard enfante le monde, notre désir sculpte notre existence et la rend riche de sens.
Pour éviter sa propre déroute, celle d’une vie vidée de sa substance et de sens, le désir nous offre une véritable philosophie de l’instant.
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Ne sommes-nous pas les co-créateurs de nos vies ?
Tels des artistes, nous pouvons explorer un univers singulier, qui a le parfum de son propre mystère, franchir les portes qui s’ouvrent nous pour oser l’inexploré, l’inconnu…
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Voilà le vrai sens du désir : la transgression des conventions, de nos interdits sociaux et moraux, pour aller à la rencontre de ce que nous sommes vraiment.
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Partir en voyage, se passionner pour l’écriture ou la lecture, changer d’entreprise ou en créer une, s’aventurer sur les voies d’une sexualité nouvelle ou d’une relation amoureuse à réinventer, peindre ou créer de ses mains, oser une action inutile, sans attente, ni bénéfice d’un résultat quelconque.
Ces actes là nous offrent de l’oxygène, ils nous font respirer, car le mental n’a pas de prise.
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En cela, le désir est un acte fondateur d’une force de vie intérieure qui nous pousse, malgré nos détours, doutes et errances, à sans cesse nous réinventer.
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A ne jamais renoncer à nous émerveiller de chaque instant, de chaque geste ou regard que nos quotidiens déshumanisés et despiritualisés, banalisent à l’extrême.
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Le désir se nourrit du regard que l’on porte sur les choses.
En changeant de regard, nous pouvons changer, et en cela transformer le monde.
Par notre volonté profonde, nous sommes l’oeuvre de notre propre vie. 
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« Le désir le plus évident, n’est pas celui que l’on ne remet jamais en cause, mais celui auquel on revient le plus souvent » Blanche de Richemont

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Envie d’Oser à la rencontre de ces désirs ?

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Je vous invite à prendre un joli cahier ou carnet et à répondre dans un tête à tête avec vous-même à ces quelques questions :
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– A quoi avez-vous renoncer jusqu’à présent ? Quels rêves avez-vous laisser de côté (quelles que soient les raisons, légitimes, peu avouables…) ?
– Qu’est ce qui vous procure le plus de joie ? Vous fait vibrer ? 
– Elaborez la liste de vos envies 
– Quelles douces évolutions vous engagez-vous pour l’année à venir ? 
– Si vous aviez une baguette magique, qu’elle serait votre vie de rêve (soyez précis, avec qui, où, comment, que feriez-vous…)
– Qu’est ce que vous aimeriez avoir accompli à l’aune de votre dernier souffle ?
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et sur ces belles réflexions, je vous souhaite d’Oser en 2016 !
 Photo Namibie ♡ –  Severine Perron © 2017

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