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L’Amour Food : 3 raisons de cultiver le Bonheur dans le Plat !

severine - 8 novembre 2015
Je suis une Food Lover.
Amoureuse du Goût de Bien Manger et de cuisiner, je pratique l’Amour Food avec joie et bonheur, considérant que (se) nourrir est un acte essentiel, presque sacré, qui nous invite à donner du sens à nos vies et donner de la vie à nos sens. 
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Je ne suis pas de celles qui considèrent le repas comme une corvée, entrave à nos libertés féminines.
Ni le Bien Manger comme une religion dogmatique ou une ascèse frustrante.
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Cuisiner est un acte d’Amour très créatif et joyeux.
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J’ai eu la chance de grandir dans une grande famille où la Nature est respectée du potager à l’assiette, avec mes grand-pères, du four de boulanger aux champs d’oliviers, mon père dans les vergers et au potager, m’ayant fait partagé leur Bonheur au Jardin, aux figures maternelles très présentes m’apprenant les recettes de toujours, propices aux grandes tablées d’été, et faisant des repas un moment privilégié, joyeux et toujours partagé avec les amis ou une joyeuse tribu nombreuse.
Je suis riche de souvenirs de ces moments partagés et pleine de gratitude pour celles et ceux qui m’ont appris le Respect du Vivant et transmis le Goût du Bien Manger, plantant les graines de l’Amour Food !
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Même si parfois mon rapport à la nourriture a pu être chaotique entre régime en période de compétition sportive et période de relâche, j’ai toujours remarqué que lorsque j’allais bien, le Bien Manger et la Cuisine était très présents dans ma vie.
Maman, j’ai fait de la préparation des repas, des gâteaux du week-end et du mercredi, des tartes d’été pour les amis de passage, de la brioche chaude de ma arrière grand-mère Gabrielle pour le petit déjeuner, des moments privilégiés avec mes 2 filles, Lilas et Ondine.
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Avec les années et mon cheminement personnel, j’ai fait grandir et vivre joyeusement la cuisine qui me plaisait, celle qui me ressemble : une nourriture saine, souvent bio, plutôt végétarienne, légère, joyeuse, créative et simple.
Partageant la vie d’un homme gourmand et épicurien faisant de chaque recette, une véritable déclaration d’amour et de générosité, entourés d’amis Chefs, le Bien manger est un acte fondateur de partage et de convivialité.
Habitant désormais dans une maison qui laisse à la cuisine, une place de choix, et offrant un potager qui est le lieu de nos expériences terriennes, et ce malgré nos vies très actives, nous cultivons l’Amour Food au quotidien et une certaine idée du Bonheur.
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Loin des diktats des régimes, loin des dogmes alimentaires qui pour certain(e)s tournent à l’orthorexie, et si nous retrouvions le Bonheur dans l’assiette et le Goût du Bien Manger (et Vivre ?
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Dans nos vies citadines et modernes, je constate que trop souvent nous maltraitons voir délaissons ce moment précieux qu’est le repas, tant dans sa préparation que dans sa dégustation.
Faire les « courses » est souvent vécu pour beaucoup comme une contrainte, depuis bien longtemps, j’ai quitté les supermarchés, symboles de nos sociétés de consommation aseptisées et en perte de sens, pour retourner à la source, jardin potager ou petits marchés de proximité vous font retrouver un plaisir du partage et du lien social inégalé.
Préparer le repas est souvent perçue comme une énième tâche qui s’ajoute à des journées bien souvent subies et harassantes, et pourtant rien de mieux que de partager ce moment rare pour se retrouver avec soi-même, en famille, avec les enfants ou en amoureux.
Les générations de femmes précédentes ont délaissé les fourneaux, symbole d’une condition entravée.
Partager le repas… que dire de ce moment désormais entrecoupé de SMS, d’appels, de pensées ou conversations agitées ? Alors qu’il suffit d’avoir expérimenter le jeûne ou la faim pour se rappeler combien cet acte est précieux, universel et absolument essentiel…
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Pourquoi ne pas reconsidérer ce moment comme la possibilité de débrancher et reprendre contact avec la (vraie) Vie ?
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Cuisiner est un plaisir simple et qui (nous) fait du bien.
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Je fais partie de cette génération (#GenY) qui a besoin de redonner du sens,
A la surconnexion, je propose de retrouver nos fondamentaux dans les expériences sensibles.
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Voici 3 bonnes raisons de retrouver le Goût de Bien Manger et l’Amour Food !
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Cultivez la présence à vous-même

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Quittez vos tapis de méditation, lâchez le le pc, coupez vos smartphones, et faites de la préparation des repas un moment singulier, de retour à soi !
Quelle idée de délaisser la cuisine pour aller méditer seul(e) sur un tapis alors que la cuisine en elle-même est un acte quasi sacré, quand nous sommes pleinement présents à nous mêmes, de la découpe des légumes, aux choix des épices, à la cuisson…
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Perla Servan Schreiber, auteure du livre magnifique Le Bonheur de Cuisiner aux Editions La Martinière, évoque la cuisine comme « source de joie et de l’ordre du sacré ».
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« Cuisiner est autant un exercice de générosité, d’humanité qu’un outil d’épanouissement personnel : une méditation active qui convoque émotion, sensorialité, mémoire et gratitude. » Perla Servan Schreiber
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En étant centré sur nos gestes, nos cinq sens, respectueux de ce que la Terre nous a donné, invoquant nos influences et origines, nos souvenirs, nous pouvons faire de la cuisine un moment précieux, qui nourrit en soi.
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Quand j’investis le territoire de la cuisine, je rentre dans un autre rapport au temps.

Je me recentre, j’oublie l’agitation extérieure.

Seule, ce moment devient presqu’un rendez-vous précieux avec moi-même.
C’est aussi une façon de revenir dans un temps plus lent.
Slow Life.
En restant présent, nous pratiquons ainsi une méditation active, au quotidien.
De cette façon, la cuisine devient simple.
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Faites de la cuisine, un territoire de créativité partagée

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Lors de mon initiation à la cuisine indienne et aruyvédique aux côtés d’Ariane Cohen, auteure de « les Saveux de l’ayurvéda » aux Editions Almora, j’ai découvert à quel point la cuisine est créative, alors que jeune adulte, j’avais pu percevoir la cuisine traditionnelle ennuyeuse et stricte, scolaire quasi militaire parfois, réservée à une élite, perdant ainsi mes origines populaires qui font de la cuisine, un acte simple et bon…
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J’ai rapidement pris des chemins de traverse, alors que j’étais plutôt disciplinée dans mes apprentissages, je n’ai jamais pu suivre une recette classique, ce qui m’a valu quelques loupés :).
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La cuisine a toujours été pour moi expérientielle : observer, suivre son intuition, oser sortir des sens, échanger au marché pour s’inspirer et partager des idées pour imaginer des nouvelles recettes…
Elle a suivi mon évolution personnelle, intégrant progressivement des mélanges métissés et orientaux, qui sont le reflet de ma personnalité aux multiples influences, notamment l’Inde.
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Je suis une amoureuse du goût et exploratrices de nouvelles saveurs, tout en pratiquant une certaine « sobriété heureuse ».

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Stimuler sa créativité, dans le choix des ingrédients précieux, des épices savamment mélangées, des couleurs, des plats choisis avec simplicité mais raffinement, autant de manière de jouer.
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Un ami, Jeune Chef, Benjamin, qui vient d’ouvrir son premier restaurant à Paris La Cantine Du Cherche Midi, sous la houlette du charismatique Chef bistronome Christian Etchebest, me disait à quel point il aimait voyager ou aller manger au restaurant pendant ces moments libres pour s’inspirer et imaginer de nouvelles recettes.
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Encore une fois, la cuisine est un formidable tisseur de liens sociaux, dès le choix des ingrédients, jusqu’à la préparation et au plaisir de la dégustation.
Pourquoi ne pas partager ces moments là avec votre amoureux /se, vos enfants ?
Quel dommage de se priver de ce moment privilégié !
Inutile d’aller chercher ces précieux moments à 10000 km ou dans un cadre intellectualisé surfait (genre musées et autres lieux où nous « élevons » nos enfants « hors-sol ») alors que nous avons cette occasion chaque jour de partager un moment joyeux, créatif et unique.
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Un enfant adore préparer les repas, éplucher les légumes en croquant un petit bout de carotte encore ferme et frais, plonger les mains dans la pâte et sucer ses doigts, faire fondre le chocolat chaud, le sentir et se délecter de lécher une cuillère encore chaude de ce délicieux nectar, mixer les légumes, mélanger les ingrédients, écouter le pop corn ou les châtaignes éclatées sous le feu, sentir l’odeur du gâteau prêt pour le goûter… Autant d’expériences sensorielles essentielles qu’il mémorisera longtemps et nourrira qualitativement et durablement son Amour Food.
Mes 2 filles qui ont toujours participer à la préparation des repas, ont désormais chacune leurs recettes plaisir, expérimentent aussi, et font partager en conscience et avec bonheur leurs petits plats.
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« Ce qui n’est pas partagé est perdu pour toujours » Rabindranath Tagore
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Acceptez l’expérience dans son entièreté 

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Je n’ai jamais compris le stress de la cuisine, la peur de l’échec, les jeux télévisés autour de la cuisine, ce besoin de montrer « c’est moi qui l’ai fait », alors qu’à mon sens, la cuisine est tout l’inverse, presque un chemin initiatique, qui se partage dans son expérience sensible et sensitive, non dans la seule appréciation d’un résultat où l’égo reviendrait dans la partie.
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L’échec, ou le fait de « rater » une recette fait partie de l’expérience.
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Les sensations perçues comme désagréables sont intéressantes à observer et apprécier pour les intégrer pleinement dans l’expérience.
C’est cela la pleine présence, l’amour inconditionnel, le cheminement initiatique.
Peu importe le résultat, c’est le chemin et la pratique.
Et ce sont les expériences qui donnent du sens à nos vies et de la vie à nos sens.
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Moins d’inspiration ? Que vient vous glisser ce ressenti ?
Stress et pression du résultat ? Pourquoi le plaisir du jeu est gommé par la pression de l’enjeu ?
Fatigue et lassitude ? Pourquoi ne pas vous écouter et accueillir ce qui est ?
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La cuisine est une voie simple et heureuse de cultiver le Bonheur, et de pratiquer dans la joie nous ouvre à une expérience de vie plus profonde et riche.
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La joie.
Quoi de plus réjouissant que de faire partager à ses convives un repas et des mets qui éveillent leur sens ?
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Autant de bonnes raisons de retrouver le chemin de l’assiette avec joie, de pratiquer l’Amour Food et de cultiver le Bonheur dans le plat…
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Cuisiner, c’est (se) nourrir.
Un acte essentiel qui invite nos cinq sens et développe l’attention à soi et aux autres.

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N’hésitez pas à partager vos commentaires, expériences et cet article si vous l’avez aimé !
 Photo de mon Om Sweet Home ♡ –  Severine Perron © 2017

2 comments

  1. Merci pour ces lignes pleines de joie et d’envie.
    Je ressens et partage beaucoup de vos idées , mais ne les avais jamais verbalisées ainsi.
    Encore merci. bonne continuation dans votre construction et créations culinaires.
    Cordialement
    Jean-Michel

    1. Merci Jean-Michel pou votre commentaire et ravie que cela est éveillé en vous des envies de vivre aussi ces idées en pratique dans votre quotidien !
      Au plaisir de vous retrouver sur le blog !

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