Développer son intuition : 3 principes pour guider sa vie avec inspiration

severine - 8 décembre 2014

De douces révolutions (plutôt que de bonnes résolutions)

severine - 8 décembre 2014

Cultiver sa vie intérieure, pour faire la différence à l’extérieur

severine - 8 décembre 2014

Il y a les personnes que l’on remarque parce qu’elles font grand bruit, monopolisent l’attention par le flot de belles paroles et d’une agitation contrôlée, par leur image parfaite, physiquement, In real Life (IRL), ou sur le Net. Il y a celles qui vous irradient une pièce ou une salle à leur entrée, glissant dans l’air, une aura mystérieuse qui magnétise et attire.

De quel côté basculez-vous ?

D’un côté, le bruit, la parole, l’attitude dominatrice, l’image superficielle projetée, le « super man » / la « super woman » qui vous vend sa confiance et son statut à coup de performance et de recettes presque parfaites.

De l’autre, le silence, la présence, l’attitude juste et humble, la profondeur et le sens, une personne simple et authentique qui partage, si on lui demande, son expérience, « sans fard ».

Dans le milieu professionnel, sportif, entrepreneurial, nous avons tous pu observer ou même côtoyer le/la premier(e) qui joue les « biscotos ou les talonts hauts » , et le/la second(e), percevoir et recevoir quelque chose de différent, si l’on sait voir avec les yeux du cœur et de la sagesse.

Il a certainement plus de 10 recettes pour réussir à tout prix, mais une seule voie pour rayonner vraiment à l’extérieur, cela s’appelle la vie intérieure.

 Vous êtes prêt pour un petit tour d’horizon de ce qui peut en quelques semaines, mois, transformer toute une vie ?

3 conseils simples pour cultiver votre vie intérieure, et faire la différence à l’extérieur.

1. Plus de sobriété heureuse, moins de matérialité.

La pub, les médias, les réseaux sociaux nous poussent dans un flux incessant d’images, de matérialité où l’avoir est devenu plus important que l’Etre.

Partout, l’espace est occupé, par le bruit omniprésent, la lumière qui rend nos villes sans nuit, l’esprit par nos « bavardages mentaux » incessants, les relations et les mondanités pour occuper l’espace. A l’intérieur, le vide de soi nous fait peur. Cette vacuité intérieure dont parlent les bouddhistes. A l’approche des fêtes de Noël, j’ai le sentiment que nous atteignons le paroxysme d’une vie (trop) matérielle, oubliant l’essentiel.

SOBRIETE

Pierre Rabhi, formidable prophète des temps modernes, nous invite à cette sobriété heureuse, comme nouvelle éthique de vie, à « l’insurrection des consciences » pour fédérer ce que l’humanité a de meilleur et nous inviter à sortir du mythe de la croissance indéfinie, à réaliser l’importance vitale de notre terre nourricière.

« En même temps que le réenchantement du monde que nous aurons à accomplir, la beauté étant à l’évidence une nourriture immatérielle absolument indispensable à notre évolution vers un humanisme authentique, nous devons également et impérativement trouver une façon juste d’habiter la planète et d’y inscrire notre destin d’une manière satisfaisante pour le cœur, l’esprit et l’intelligence. J’entends par beauté celle qui s’épanouit en générosité, équité et respect. »

Pierre Rabhi

NATURE

Nous vivons de plus en plus dans les villes, nos enfants sont élevés hors sol. Nous sommes des êtres faits pour vivre dehors, nomades, mais aussi plus connectés avec la nature, qui nous ramène à l’essentiel.

Une simple balade en forêt, en montagne, la présence d’un lac ou de la mer, une sortie dans un parc, la présence d’arbres à nos fenêtres sont des bulles d’oxygène qui nous revitalisent et nous ressourcent pleinement.

 Il n’est pas toujours simple, de vivre loin des villes et à la campagne. Ce sont des choix de vie impactants, je rencontre de plus en plus de personnes, qui ont fait ce choix là, Xavier Wargnier des Editions Kawa, Henri Kaufman, agitateur d’idées, le philosophe écrivain Frédéric Lenoir, font partie de ceux qui ont choisi une vie alternée entre ville et montagnes/mer pour pouvoir retrouver plus de naturalité et d’intériorité, de créativité et d’audace.

VIE DES VILLES, VIE DES CHAMPS

Je me suis souvent demandée, s’il fallait tout quitter pour trouver la paix, partir au Népal dans un monastère, naviguer sur les mers pour y retrouver un peu de repos, quitter la ville pour retrouver l’espace. J’ai fait également ce choix d’une vie à mi-temps « vie des villes et vie des champs », avec bonheur !

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2. Reprendre son souflle

Le souffle est si simple, et pourtant nous l’oublions, comme principe essentiel de vie.

Un baillement profond nous relaxe (observez les enfants et les animaux…). Une respiration profonde en montagne, face à la mer ou un lac nous procure un bien être immédiat. Quand nous courons ou nageons, nous nous recentrons sur le souffle et éprouvons cet état euphorisant. Pourquoi attendre ces moments là ?

Thitch Nhat Hanh, explique avec simplicité, que plusieurs fois par jour, nous pouvons respirer durant 1 minute environ ou de 6 à 7 respirations profondes pour retrouver un sentiment de paix intérieure (cf la minute consciente dans l’article Développer votre intuition).

Reprendre son souffle, c’est aussi entre 2 rendez-vous, 2 clients, 2 actions importantes.

Tal Ben Sahar, souvent évoqué dans ce blog, parle de ce moment de pause et de respiration en partant le matin et en rentrant le soir. 10 minutes si précieuses. Chaque jour.

RESPIRATION COMME MEDITATION

Ces petites respirations quotidiennes, comme des méditations, « step by step », amènent plus de paix, plus d’énergie, plus de conscience de soi et des autres.

« Nous déployons beaucoup d’efforts pour améliorer les conditions extérieures de notre existence, mais en fin de compte c’est toujours notre esprit qui fait l’expérience du monde et le traduit sous forme de bien-être ou de souffrance. Si nous transformons notre façon de percevoir les choses, nous transformons la qualité de notre vie. Et ce changement résulte d’un entraînement de l’esprit que l’on appelle  » méditation ». » Jon Kabat-Zinn

3. Retrouver la capacité de s’émerveiller de tout

RIRE, SOURIRE

Les enfants ont cette capacité, de rire et de s’émerveiller de tout.

Si vous êtes partis à Bali, en Thaïlande, au Népal, dans ces pays où la spiritualité est très présente, les sourires illuminent les visages et les regards. Pleins de ce qu’on appelle « le souffle de vie », le prana en sanskrit.

BEAUTE

Savoir apprécier la beauté de la vie, au travers un paysage sublime, une musique, un coucher de soleil, une peinture, un livre, une photo, une femme ou un homme…

Pour Charles Pépin, philosophe français, la beauté est comme une porte d’accès à soi, elle nous sauve.

« Etre saisi par la beauté, c’est apprendre à aimer sans expliquer, et cela nous fait beaucoup de bien. » Charles Pépin

Celle qui nous ouvre à l’intériorité d’une vie riche d’elle-même.

Pour le philosophe, lorsque la beauté nous transcende, elle saisit notre être tout entier et nous révèle ainsi à nous-mêmes.

REVER

Même en tant que managers, entrepreneurs, on est bien meilleur quand on accepte de rêvasser…

Notre capacité à nous émerveiller en dit beaucoup sur notre capacité à laisser vivre et vibrer notre enfant libre, la part créative de nous-même, celle qui nous ressource et nous rend vivant, pleinement acteur et créateur de nos vies.  (Cf article 7 leçons pour libérer sa créativité).

Pour ceux hésitent encore à laisser leur cape de « super man » ou « super woman », je conseille ce talk TEDx, de Dominique Steiler, ancien pilote de chasse, devenu Responsable de la Chair Minduflness à Grenoble Ecole Management, école où j’interviens en Développement Personnel pour les étudiants en master « Entrepreneuriat du Web ».

Du super « pilote de chasse » à la « mindfullness » comment faire avec vos forces et faiblesses, pour avoir confiance en soi – Vidéo de Dominique Steiler – Talk TEDxIsèreRiver

 

Par les rencontres merveilleuses que j’ai pu faire, les lectures qui m’ont nourries, les expériences que j’ai pu faire, j’ai découvert ceci : il est toujours possible de cultiver sa vie intérieure, où que l’on soit, où que l’on vive, quel que soit nos métiers et activités. 

Ces quelques minutes consacrées à soi, quotidiennes, sont le berceau d’un bien si souvent recherché : la sérénité.

Nous pourrions observer votre âge, vos performances et tout le reste (statuts, titres, richesse extérieure,…) à travers le même prisme. Aucun de ces paramètres ne dis votre intériorité, ni votre bonheur. La personne, comme la vie, est quelque chose d’autre, de plus mystérieux, de plus grand.

Cette sagesse, ce sentiment de pleine présence à soi-même, se ressent. Il n’est point utile de trop parler, de trop dire, de trop montrer, la richesse à l’intérieur se voit à l’extérieur, et cela fait la différence !

Faites l’expérience, d’un accompagnement différent, pour découvrir quelle est votre identité, personnelle ou professionnelle, celle de votre propre marque entrepreneuriale, redonner du sens et de l’authenticité, au delà de l’image.

 Photo ♡ –  Severine Perron © 2017

6 comments

  1. Salut! Merci pour cet article, inspirant comme souvent.

    Une question: penses-tu que les gens en dehors des villes sont « plus heureux »? As-tu senti ton bien-être augmenter depuis que tu vis en ville et en campagne?

    Concernant ton premier point sur le matérialisme, j’ai lu L’art de l’essentiel de Dominique Loreau, et il m’a beaucoup apporté intérieurement et alléger extérieurement 😀

    Pour le souffle, peut-être que certaines personnes qui te lisent sont des leaders/managers/responsables, et ils seront intéressés à travailler leur souffle ET leur voix… le livre « trouver sa voix » de Louis-Jacques Rondeleux combine les 2 😉

    Au plaisir de continuer à te lire.

    A+

    Julien

    PS: Je t’ai cité dans mon dernier article, en espérant que cela ne te dérange point!

  2. Bonsoir Julien et merci pour ta fidélité et tes commentaires pour cet article ainsi que mentions sur ton blog http://www.leader-blogueur.com/8-etapes-inspirer-confiance/#comment-44049

    Je pense sincèrement que la nature est bénéfique pour chacun d’entre nous, nous n’avons pas tous la possibilité de vivre « en pleine nature », en tout cas pour moi c’est essentiel, et depuis que je vis sur Paris, j’ai toujours gardé un pied à terre entre lac et montagne. Et je trouve mon équilibre ainsi, je retrouve de l’énergie, et j’apprécie tout autant la vie à Paris pour l’ouverture d’esprit et la mixité, l’Art, que nous ne rencontrons pas toujours en province…

    Dominique Loreau, très bonne référence pour s’alléger et vivre plus simplement, c’est très juste. J’avais bcp apprécié la lecture de ce livre également.
    Merci pour ta dernière recommandation de livre, je ne connaissais pas,

    Très belle soirée,
    A bientôt,

  3. Bonjour Séverine,

    Je viens de découvrir votre article et votre site « wordpress ». Je me réjouis de pouvoir lire vos idées et votre vision de la richesse de la vie intérieure que je partage.

    Les références à la respiration, au calme, à la médition sont précieuses car elles aident à atteindre le calme qui permet l’attention et l’analyse de ce qui nous arrive.

    Amicalement,

    Olivier

  4. Bonsoir et merci Olivier de ce commentaire et retour positif !
    La médiation, la respiration, le retour à soi, sont effectivement des petites attentions au quotidien, entre la pratique et l’introspection, qui peuvent transformer beaucoup… et durablement à l’intérieur de soi…
    A bientôt sur le blog !

  5. Bonjour
    Je lis avec intérêt votre article auquel je m’associe, je pratique la méditation et le bouddhisme depuis 12 ans, le retour à la nature m’a beaucoup apporté, j’ai appris à écouter les gens et aussi la nature,une grande source de bien-etre. …
    Merci à vous pour ce rappel aux choses importantes pour notre équilibre psychique. ..

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