Savoir rester libre pour se réinventer

severine - 26 mai 2014

Vouloir son bonheur et le faire !

severine - 26 mai 2014

Savoir provoquer sa chance et cultiver un « opportunisme heureux » !

severine - 26 mai 2014
severine perron coach entrepreneure sociale as we are mindfulness

La chance ne sourirait-elle qu’aux audacieux ?

En tant qu’entrepreneurs, acteurs du changement ou responsables engagés comment ne pas croire en une forme de destinée qui nous pousserait à agir de manière positive, audacieuse, et ainsi nous attirer les faveurs du moment ?

De fait, il y a de belles histoires. Tellement extraordinaires, inattendues, improbables qu’elles semblent avoir été invitées par le destin. Il y a des victoires dans nos vies, incroyables et inespérées. Celles qui vous transportent de joie et vous permettent de vivre mieux les périodes plus difficiles.

Il y a les chemins et parcours chaotiques, ceux des visages parfois résignés, dont les peurs mènent le bal et n’amènent ni les bonnes rencontres ni les bons choix. Laissant filer tant d’opportunités, sans même parfois les voir passer.

La chance attire autant de convoitises que d’idées reçues.

Existerait-elle en dehors de notre propre volonté ?

Pour ma part, j’ai la conviction que rien n’arrive par hasard. Dans nos vies, dans nos business, dans nos organisations. Personnellement, depuis 3 ans, j’ai fait le choix d’un « opportunisme heureux » et ma vie a pris un tout autre tournant. Je suis convaincue qu’il faut oser se mettre dans le courant de la vie ; « sortir de son bocal sans repasser tous les jours devant son caillou en croyant qu’il est ou sera différent » comme me le rappelait hier ma fille aînée, en riant.

 

La synchronicité, ou quand le hasard s’invite dans nos vies pour lui donner tout son sens

 

La chance ne serait-elle pas qu’une manière d’interpréter le hasard ou de poser un regard optimiste sur le monde ?

Le courant actuel de la psychologie positive a le vent en poupe en occident, Florence Servan Schreiber et ses « 3 kiffs par jour » en sont une jolie vitrine gaie et décomplexée. Et pourtant, il n’est pas nouveau. Carl Jung avait déjà exploré ce concept de synchronicité en son temps, Hubert Reeves également, la définissant comme « une de ces intuitions exprimées par des balbutiements maladroits parce que les mots mêmes nous font défaut »

 

« Il existe partout et toujours, de façon inconsciente, une disposition à vivre un miracle » Carl Gustav Jung.

Et bien avant eux, les sagesses orientales, hindouistes, bouddhistes, laissant une grande part à ce qu’ils appellent la destinée et les lois universelles. Deepak Chopra, médecin indien vivant aux Etats-Unis, parmi les 100 personnes les plus influentes au monde selon le Times, en est un évangélisateur des temps modernes.

Pour nous, français et occidentaux, marqués par des années de philosophies cartésiennes prônant sceptiscisme et discernement, il nous a été plus difficile de l’intégrer dans nos vies. Car accepter une part de hasard, c’est accepter la part d’irrationnel et d’imprévu qui gouverne nos vies et nos choix. Accepter les coïncidences, c’est accepter une part de non-maîtrise, de perte de contrôle. Une forme de lâcher prise ?

Et pourtant, entreprendre, c’est déjà accepter cette part d’imprévu.

Prendre des responsabilités dirigeantes, oser innover, s’engager, garder le cap quand des orientations ou positions dérangent, c’est aussi donner la part belle à l’intuition, à cette part irrationnelle, à notre petite voix.

Ecouter son intuition. Un trait commun chez de nombreux leaders, entrepreneurs, coachs sportifs, dirigeants. Parmi ceux que j’accompagne, c’est souvent une des premières balises à poser, ou à réintégrer dans un « mode de pilotage » devenu trop automatique.

Retrouver cette intuition et la cultiver par une posture de conscience, trop souvent sabotée par le trop plein d’information et de process, de sollicitations, de pression.

C’est aussi pour cela que le coaching ou la prise de recul régulière sont indispensables pour les responsables qui s’engagent, se posent des défis élevés et mènent des missions complexes, à forts enjeux.

A l’inverse, l’intuition, fait souvent défaut chez de nombreuses personnes qui doutent et ne se font pas confiance, ne font pas confiance à la vie, n’osent pas. Elles contractent leur jeu, leurs choix, leurs investissements, ou passent en force. Et se ferment de nombreuses portes, celle que la chance aurait pu ouvrir et favoriser ainsi des opportunités heureuses. Nous avons tous autour de nous, des personnes, entrepreneurs ou collaborateurs qui ont ces attitudes de « vie à l’économie » ou tellement offensives qu’elles en perdent le sens d’une réalité heureuse.

 

Dans le sport, une équipe qui doute (trop) est une équipe qui ne gagne pas.

Une équipe qui croit en sa chance peut faire basculer des situations pourtant inespérées (la dernière finale de ligue des Champions de Foot du Réal Madrid et Atlético en est un exemple, celle de l’équipe de Barcelone en Hand-ball en ¼ de finale de la Ligue des Champions également, fantastiques victoires dans les deux cas).

Croire en la chance nous est indispensable quand nous entreprenons dans nos vies, nos organisations, prenons le leadership. Pour avoir foi en l’existence d’abord. Pour contribuer à une forme de prospérité et destinée heureuse. Durablement.

“Voulez-vous passer le reste de votre vie à vendre de l’eau sucrée ou voulez-vous saisir votre chance de changer le monde?” Steeve Jobs

 

Cultiver les attitudes qui portent chance

 

Il existe des « coups de chance » ponctuels et plus rares dans nos vies, une forme de chance passive, comme de gagner au loto.

Il y a aussi une chance plus pro-active, plus durable, fruit d’un positionnement volontaire et conscient, qui se cultive chaque jour au quotidien, pour en retirer les fruits. Celle-ci est intéressante à entretenir durablement, car elle ne dépend que de nous et s’accroit comme un capital confiance qui nous sera utile dans les moments difficiles.

Dans nos vies, le positif attire le positif, alors comme faire de la chance, une alliée ?

 

3 points pour inviter la chance dans votre vie

 

  1. Soyez clair sur votre intention

La chance dépendrait de notre vision du monde et de nos choix.

Quelle est votre vision ? Votre cap ? Votre objectif ?

Parce que la chance se provoque, faut-il encore savoir où nous allons et pourquoi nous y allons.

Ceci est autant valable pour une vie personnelle que professionnelle, à l’échelle individuelle comme collective. Comme point de départ indispensable à une vie pleine de sens et alignée avec nos aspirations.

 

  1. Cultiver un état d’esprit ouvert et positif

La chance appelle la chance, comme le positif attire le positif. Steve Jobs avait clairement adopté cette posture et état d’esprit positif, même après s’être fait virer d’Apple. Et il a emmené dans son sillage et sa vision de la vie chanceuse, de nombreux collaborateurs.

Dans les organisations, trop souvent les équipes et managers subissent, les contraintes internes comme externes, et pourtant il suffit parfois de lever la tête du guidon, pour prendre un peu de hauteur, penser solution et transformation positive plutôt que contraintes et difficultés. Un manager qui change de perception peut influer sur 10, 20, 50, 100 personnes, parfois plus. Quand toute une équipe change d’état d’esprit, les actions peuvent se poser différemment et ouvrir de nouvelles perspectives.

Très récemment, lors de l’animation d’un séminaire auprès de 25 managers d’une belle entreprise en forte croissance mais crise de confiance, j’ai pu constaté une posture dénotant d’un état d’esprit et d’une « météo interne » plutôt maussade en début de séminaire, qui a nettement basculé vers un état d’esprit ensoleillé en fin de séminaire, offrant une vraie vision partagée et volonté d’agir ensemble de manière constructive pour la suite.

 

  1. Transformer les obstacles en opportunités de grandir

Les individus plus chanceux ne sont pas épargnés par les difficultés de la vie. Plutôt que de se laisser abimer ou de se freiner, ils poursuivent, se relèvent, se remettent en question et gardent le cap.

Pour avoir accompagnés de nombreux entrepreneurs-dirigeants, expérimenter l’entrepreneuriat, dans chaque expérience, j’entrevois des messages, une manière de réorienter ma vie ou activité autrement, ou de garder le cap…

Le sport est pour cela une très belle école de la vie, dont l’entreprise aurait à s’inspirer pour cette combativité même dans l’adversité. Je l’ai pratiqué à très bon niveau, je l’ai si souvent observé, en vivant de près les expériences de coach sportif ou sportifs à très haut niveau.

« L’adversité brise le verre mais trempe l’acier. » Fabrice Pellerin, entraineur de natation 

Et pourtant, chaque échec n’est qu’un moyen de grandir.

Quelles leçons en retirer pour faire autrement ? Qu’est-ce que cette expérience m’apprend ? Comment le transformer en positif ?

 Comme le disait Wiston Churchill « L’échec, ce n’est que du feedback »

 

Inviter la chance et la cultiver de manière durable ne tient qu’à nous, notre propre responsabilité individuelle comme collective. 

Provoquer la chance, c’est permettre au changement d’avenir. Chance and Change !

C’est aussi un principe de liberté, une manière de se réapproprier une forme de pouvoir « actif et positif » sur nos vies, de poser des actes en conscience, tout en laissant place à cette part d’imprévu, qui souvent nous offre de nouvelles perspectives, de belles rencontres, ou nouvelles opportunités. Une possibilité de Se Réinventer.

As We Are accompagne les managers, les entrepreneurs-dirigeants et les organisations pour passer du projet à une vision claire et engageante, réussir vos projets de transition ou transformation positive. Nous vous invitons à prendre contact par mail welcome@asweare.fr ou au 06 14 74 86 64.